"Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent" dit Jésus

Quelle fête, comment la fêter ?

Doit-on fêter la pâque selon Paul dans son épitre de 1 Corinthiens 5 : 6-8 ?

Y-a-t-il un lien entre cette pâque dont parle Paul et le repas du Seigneur ?

Quand il s'agit de la bible, de la parole de Dieu, il faut être prudent car la vérité n'est pas au bout de nos lèvres à 100% malgré notre bonne volonté. Ce n'est pas qu'on veuille mentir mais se tromper est du domaine de l'homme. Il y en a qui reçoivent des révélations divines et qui précipitent à les divulguer sans bien comprendre. Dieu est un Dieu de mystères. On ne peut pas comprendre Sa parole en un claquement de doigts. Peut-être à l'occasion dans cet exposé , ferais-je un petit survol sur la pâque des juifs de l'ancien testament pour pouvoir vous situer un peu. Je réclame simplement votre indulgence car ce n'est pas d'elle que je vais parler précisément.

Lisons dans 1 Corinthiens 5 les versets 6 à 8 :

Verset 6 : C'est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte? Verset 7 : Faites disparaître le vieux levain, car Christ notre pâque, a été immolé. Verset 8 : Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.  Un prédicateur fait un lien direct et absolu entre le repas du Seigneur et la pâque de ce texte d'une part. D'autre part, il croit que la pâque doit être fêtée annuellement et non à chaque premier du mois ou une fois par mois comme repas du Seigneur. Cette fête est la pâque annuelle qui est la commémoration de la mort de Jésus que croit-il, parle Paul dans 1 Corinthiens chapitre 11 .''

Maintenant qu'est-ce que nous, nous dirions de tout cela dans ce contexte selon notre portion de grâce ? Faisons une petite légende.

Levain                                                                                                                                                     Enseignement, influence                                                                                                                            Vieux levain      : Mauvaise influence, ancienne vie,  Pâte : L'Église entière                                                     

Paul se devait de corriger la façon de faire des Corinthiens. Ces derniers ne le voyaient pas ainsi. Ils avaient toujours tendance à minimiser leurs mauvaises actions et à rationaliser. Dans le livre des Corinthiens, Paul a eu à corriger plusieurs écarts. Il était choqué de voir autant d'immoralité et de débauche parmi ces croyants. En regardant notre monde occidental d'aujourd'hui, la  grande majorité de nos églises se comportent comme les Corinthiens. L'Église est orgueilleuse, elle se laisse guider par ses sentiments et non par la parole de Dieu. L'Église de notre temps n'a de compte à rendre à personne. C'est une place où chacun est déterminé à faire ce qu'il veut. C'est une église où le péché est devenu tolérable à force de s'y habituer, une église où l'anormal est devenu normal. C'est dans ce mode vie que l'église de Corinthe évoluait. Or, nous lisons dans 1 Corinthiens 1 :5-7 que les Corinthiens ne manquaient rien en don, ils étaient comblés de richesses concernant la parole et la connaissance. Pourtant le péché abondait au milieu d'eux.

Examinons le verset 6.-

 Le péché empêche son esclave de regarder et de voir la vérité en face. Il devient un auditeur oublieux. Paul reproche aux Corinthiens leur caractère égocentrique. Leur moi est tellement développé, qu'ils s'autodétruisent sans s'en apercevoir. Vous vous glorifiez à tort leur dit Paul. Le péché est installé dans la communauté, ils ne se rendent pas compte que l'église entière tende vers la contamination. Ce peu de levain qui fait lever toute la pâte est comme une orange pourrie au milieu de bonnes oranges. Si on la laisse dans le panier, elle finira par contaminer les autres. C'est comme l'enseignement des pharisiens et des scribes. Leur enseignement dégage une mauvaise influence sur le chrétien mal affermi car on n'y trouve aucune trace de justice. Il ne faut pas confondre le levain des pharisiens avec celui dont parle Jésus dans Mathieu 13 : 33. Quand le levain rentre dans une pâte, il agit dans celle-ci hypocritement. La pâte a l'air normal mais se gonfle d'orgueil au fur et à mesure. L'église doit empêcher le péché comme un levain de fermenter jusqu'à corrompre une assemblée toute entière. C'est de cela que Paul parlait. 

Examinons le verset 7.-

Il faut faire un nettoyage complet de ses anciennes habitudes, de ses vielles moeurs, de ses anciennes coutumes, de ses anciennes vies avec tout ce qu'elles comportent. C'est du vieux levain. Celui qui croit en Jésus aspire à une vie nouvelle. C'est une nouvelle créature. Il n'est plus l'esclave du péché mais celui de la justice comme le cite Paul dans Romains 6 au verset 18. Le sang de Jésus, notre pâque, étant coulé pour nous laver de toutes nos souillures, Paul nous exhorte à faire disparaître le vieux levain. Il est temps d'arrêter de passer à côté du vrai problème qui se manifeste dans les églises aujourd'hui. La prédication se résume sur de vieux clichés comme l'adultère, la dilapidation de la caisse, la quête de l'argent soit par les dîmes ou autres. Le mensonge, l'hypocrisie, le rang social, la fausse adoration, le je, la cupidité, l'impiété et j'en passe sont tous tolérés. Tout ce qui concerne les choses d'en haut est minimisé. Peu ou pas de prédication de perfectionnement capable de faire réfléchir le croyant sur sa vie personnelle. Nous n'abordons même pas la sainte doctrine de Christ qui est soit à rabais ou absente dans la majorité de nos églises. On dirait qu'il y a un péché qui ne dérange pas Dieu car c'est trop petit et un autre qui nécessite une intervention musclée de Sa part. On parle de Dieu aux autres avec une conscience impure, on est faux, on est un tissu de mensonge.

Mes amis, Paul dit qu'on est sans levain, il faut renoncer à notre ancienne vie. Jésus, la pâque, nous a libérés de la domination du péché et du châtiment qui s'ensuit  par son sang. Le pain qu'on va manger est un pain de délivrance, il est sans levain, on rentre dans une vie nouvelle. C'est de cela que Parlait Paul.

Examinons le verset 8.-

Nous savons presque tous que les juifs de l'ancien testament célébraient la pâque une fois l'an. L'Éternel a ordonné Moïse de célébrer cette fête parmi Ses 7 fêtes pour rappeler la délivrance d'Israël des griffes de Phaaron vers une nouvelle vie. L'agneau pascal qui servait de sacrifice n'était autre qu'un type de Jésus et par surcroït, l'ombre des choses à venir. S'il y a ombre, il y a une réalité quelque part. La réalité est en Jésus mort sur la croix pour le pardon de nos péchés. L'Éternel ne voulait plus voir de levain au milieu d'Israël lors des célébrations de la pâque selon ce que rapporte le livre d'Exode 13: 3-7. Ce levain représentait l'ancienne vie que menait ce peuple en Égypte.

Paul, par le terme célébrons, décrète ici une permanence. Il ne parle pas de fête annuelle car le corps est en Christ. La réalité est là, Jésus est venu en chair et en os et il a été immolé. Nous n'avons plus besoin d'agneau pascal, cet agneau n'était pas une offrande volontaire, c'était juste une photo. Ce n'est pas pour son bon plaisir que Paul nous dit qu'il ne faut pas célébrer la fête avec un levain de malice et de méchanceté, mais  avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. Toute la compréhension du texte est  dans cette dernière phrase.

Réfléchissons : Si Paul parlait de célébrer la pâque ou la fête annuellement pour commémorer la mort de Jésus, qu'en est-il des pains sans levain de la pureté et de la vérité ? Il précise clairement qu'il faut célébrer la fête avec ces pains et non avec du vieux levain, non avec du levain de malice et de méchanceté. S'il était question de casser ou rompre du pain puisqu'il s'agit de fête, il en faudrait du pain sans levain de la pureté et de la vérité. OUF ! Où est-ce qu'on va en trouver. Il faut se débarrasser des autres qui ont outre du vieux levain mais aussi celui de la malice et de méchanceté. OUF ! Comment faire, il faut trouver un trou pour les enfouir de peur qu'on ne les ramasse pas ? En fait, il n'y a pas de lien entre cette fête et le repas du Seigneur.

 

Nous comprenons que ce vieux levain est l'ancienne vie que nous menions, une vie dominée par le péché, une vie secouée par de mauvaise influence, une vie calquée de faux enseignement. Nous comprenons que le levain de malice et de méchanceté est l'impureté qui était en nous. Jésus, notre pâque est en nous. Comme pâque, il a déjà payé le prix. Nous pouvons commémorer sa mort quotidiennement si possible. Il n' y a pas un temps fixe pour le faire. Commémorer n'est rien d'autre que le rappel ou le souvenir d'un événement. Christ en vous, l'espérance de la gloire nous dit Paul. Célébrons la fête n'est pas une question de manger du pain mais de vivre constamment dans la pureté et dans la vérité. C'est penser constamment à Christ et se placer entièrement sous son contrôle. C'est devenir des hommes et des femmes intègres, honnêtes desquels coule la vérité en tout temps. C'est se dépouiller de cette sagesse humaine qui rend l'homme hautain et arrogant. Ce n'est pas une fête annuelle, ni une fête hebdomadaire ou mensuelle, mais un attachement permanent à Christ dans la pureté et un abandon total du péché. Christ en vous, l'espérance de la gloire.

Que Dieu vous bénisse

Brother ED